RÉSUMÉ :
La scène politique au Sénégal, marquée par des dissensions dans la conquête du pouvoir d’État, identifie les médias comme des amplificateurs de troubles à l’ordre public. À la différence des médias classiques de la presse et de l’audiovisuel, ceux des plateformes numériques échappaient au contrôle du régulateur. Pour combler ce vide, le gouvernement a soumis au vote du Parlement la loi n°07/2026 du 03 mars 2026 portant création et organisation du Conseil National de Régulation des Médias. Cette loi étend la compétence du régulateur aux nouveaux médias et renforce ses pouvoirs de sanctions. Toutefois, l’étendue des pouvoirs du régulateur a fait l’objet de contestations, obligeant le Conseil constitutionnel à rappeler les exigences de nécessité et de proportionnalité des sanctions, ainsi que le recours au juge comme une garantie constitutionnelle de la liberté. Dès lors, cette régulation mérite une surveillance constante.
Mots clés : Médias – Régulation – Sanctions – Liberté d’expression – Information





