RÉSUMÉ :
La loi n°2018/012 du 11 juillet 2018 portant régime financier de l’État et des autres entités publiques prescrit au ministre en charge des finances de veiller à la bonne exécution de la loi de finances. Il peut s’appuyer sur son pouvoir de régulation budgétaire pour programmer le rythme de consommation des crédits en fonction de la trésorerie de l’État. À ce titre, et au regard des difficultés de trésorerie de l’État, il contracte de nouveaux emprunts afin de rembourser d’autres dettes arrivées à terme. Il est évident que cette pratique, si elle perdure, peut enfermer l’État dans un cycle interminable d’endettement. Mais, à court terme, elle peut se révéler stratégiquement bénéfique. Cette ambivalence recommande une double analyse. D’une part, ce type d’opération permet de préserver la trésorerie de l’État d’un déséquilibre grave afin que certains engagements financiers incompressibles soient pris en charge. D’autre part, cette stratégie traduit une difficulté pour l’État d’appliquer sa politique de réduction progressive de la dette à un moment où les analyses de viabilité de la dette attirent l’attention des autorités camerounaises sur un risque élevé de surendettement.
Mots clés : Dette publique – Trésorerie de l’État – Remboursement – Marché financier – BEAC







